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Date de publication :
5 novembre 2025
Le soldat Augustin Charlebois, baptisé Aurèle-Augustin, est né à Montréal, au Québec, le 14 juin 1893. Il est le fils d'Aurèle Charlebois et d'Orphélia Bédard. Issu d'une famille de bijoutiers, il vit dans le quartier populaire d'Hochelaga, à l'est du centre-ville de Montréal. Avant la guerre, il suit le métier de sa famille en travaillant comme bijoutier.

Le 24 mai 1915, moins d'un mois avant son vingt-deuxième anniversaire, Charlebois s'enrôle pour le service outre-mer. Il rejoint le 22e Bataillon (Corps expéditionnaire canadien), connu sous le nom de " Van Doos ", le premier et le seul bataillon d'infanterie francophone levé dans l'armée canadienne pendant la Première Guerre mondiale. La création du 22e bataillon a offert aux volontaires francophones la possibilité de servir dans leur propre langue à une époque où la plupart des structures militaires canadiennes fonctionnaient en anglais.
Le 22e bataillon s'entraîne en Angleterre avant d'arriver sur le front occidental en septembre 1915. Charlebois les rejoint au front le 2 novembre 1915, entrant ainsi dans un cycle de guerre de tranchées qui durera des années. Le bataillon a connu une action intense à Courcelette en 1916, sur la crête de Vimy en 1917 et lors des dernières offensives alliées de 1918.
Le 17 septembre 1916, lors des combats de la Somme, Charlebois est blessé par un coup de feu à la cuisse droite. Il est évacué et soigné à l'hôpital, mais se rétablit rapidement et retourne au front le 2 octobre 1916, moins de trois semaines plus tard. Ses états de service indiquent qu'il est resté avec le 22e pendant les années de combat qui ont suivi sur le front occidental.
En août 1918, les armées alliées lancent la bataille d'Amiens, qui marque le début de l'offensive des "Cent Jours" qui mènera à la fin de la guerre. Les 15 et 16 août, lors de la prise du village de Chilly, près d'Amiens, le soldat Charlebois se distingue par sa bravoure et sa conduite sous le feu de l'ennemi. Ses actions lui ont valu une décoration annoncée dans l'Ordonnance de routine no 1899 du quartier général du Corps canadien, datée du 11 septembre 1918.
Deux semaines plus tard seulement, lors de la bataille de Chérisy le 28 août 1918, Charlebois fut tué au combat. L'engagement s'est avéré dévastateur pour le 22e bataillon. Lors de l'attaque de ce jour-là, le lieutenant-colonel Georges Vanier, futur gouverneur général du Canada, fut gravement blessé, et les restes du 22e bataillon furent temporairement placés sous le commandement du 24e bataillon. Lors de l'appel du lendemain matin, seuls 39 soldats du 22e répondent à l'appel ; le nombre total de victimes s'élève à 634 tués, blessés ou disparus, y compris tous les officiers du bataillon.
Le nom du soldat Augustin Charlebois figure parmi ceux qui sont tombés au cours de cette bataille. Sa vie et son service reflètent à la fois la contribution des francophones à l'effort de guerre du Canada et le profond coût humain du conflit. De l'est de Montréal aux champs de bataille de la France, son histoire s'inscrit dans celle de milliers de jeunes Canadiens dont le courage et le sacrifice ont contribué à façonner la mémoire de la Première Guerre mondiale.

Les restes du soldat Augustin Charlebois n'ont jamais été retrouvés, et son nom est commémoré sur le Mémorial national canadien de Vimy, en France.
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